27/06/2003

après quelques jours sans poster...

Me revoici après quelques jours de silence:-)  Et oui, j'ai abandonné mon PC, ce qui arrive très rarement mais ça arrive:-)
 
Je reviens pour mettre en garde les utilisateurs acharnés de Kazaa, Limewire et autres:-)

"L'industrie du disque "Big Brother" de l'internet

Les grandes maisons de disques américaines, lassées par un vain combat contre les sites internet de musique gratuite, menacent désormais de s'attaquer aux sources du mal en lançant à travers les Etats-Unis des milliers de plaintes contre les usagers eux-mêmes. L'Association américaine de l'industrie du disque (RIAA) va commencer à "rassembler des preuves et à préparer des plaintes en justice contre les utilisateurs individuels d'ordinateurs qui proposent illégalement de partager d'importantes quantités de musique protégée par les droits d'auteur à travers les réseaux d'échanges de particulier à particulier", a annoncé mercredi la RIAA. En d'autres termes, l'organisation défendant les grands noms de l'édition musicale fourbit ses armes contre les distributeurs de fichiers musicaux illégalement collectés sur des sites comme KazAa, Morpheus ou Grokster, qui ont succédé à Napster, fermé sur ordre de la justice en juin 2001.

Les "distributeurs en gros" sont davantage visés que ceux qui téléchargent pour leur propre usage, assure la RIAA pour calmer déjà les inquiétudes de parents de milliers d'adolescents ayant remplacé la chaîne hi-fi par l'ordinateur pour écouter Madonna, U2, ou Eminem à moindres coûts. "Désormais nous ciblons tous ceux, qu'ils soient vieux ou jeunes, qui offrent des fichiers musicaux illégaux", a expliqué mercredi le président de la RIAA, Cary Sherman. "On ne peut pas attendre de la musique qu'elle soit créative si les gens ne paient pas cela". Il a rappelé qu'en l'espace de trois ans les ventes mondiales de disques ont baissé de 25%.

Les menaces de la RIAA prouvent que la situation ne cesse de s'aggraver pour l'industrie du disque, notent la plupart des analystes. Ce malgré la cinquantaine de sites cautionnés par les éditeurs pour obtenir légalement de la musique en ligne. Dernière création en date, le "iTunes Music Store" d'Apple a annoncé cette semaine avoir franchi le cap de cinq millions de titres vendus (pour 99 cents) depuis son ouverture le 28 avril.

Ce succès est donc à relativiser puisque les sites légaux n'ont jusqu'à présent pas réussi à modifier toutes les habitudes.

Les "réseaux d'échange" de titres copiés au mépris des droits d'auteur ont par exemple fleuri sur les campus américains, ce qui a valu en mai à quatre étudiants des amendes de 12.000 à 17.500 dollars pour faire cesser les poursuites contre eux. Le jour-même où étaient annoncées les plaintes contre les étudiants, ce sont une douzaine de réseaux identiques qui ont également mis un terme à leurs activités illégales, affirme aujourd'hui Cary Sherman, pour démontrer que sa stratégie d'intimidation porte ses fruits.

Pour poursuivre les "pirates", l'industrie du disque devrait s'appuyer sur une loi de 1998 relative à la protection du copyright à l'ère du numérique. Elle peut aussi se prévaloir d'une récente victoire en justice contre un des fournisseurs d'accès internet, l'opérateur téléphonique Verizon, contraint début juin à révéler les noms, adresses et numéros de téléphone de clients accusés d'avoir téléchargé puis diffusé illégalement des centaines de chansons.

Pour les adeptes du téléchargement qui pensent pouvoir se perdre dans l'anonymat du net, la RIAA met en garde: "Nombreux sont ceux qui pensent, à tort, qu'échanger de la musique est anonyme alors que c'est une activité très publique". De fait, le nom de l'utilisateur mène à une adresse IP (Internet Protocol), qui peut ensuite être exigée par la justice pour permettre de localiser un individu, explique l'association."

MATTHIEU DEMEESTERE (AFP)

La Vie du net du jeudi 26 juin 2003
© Rossel et Cie SA, Le Soir en ligne, Bruxelles, 2002


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